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Le footer d’une landing page : que faut-il vraiment y mettre ?

Publié le 6 septembre 2026 · 7 min de lecture

Une landing page bien construite applique un principe simple : un seul objectif, un seul CTA, aucune porte de sortie inutile. Puis on arrive au footer, et le réflexe du site vitrine reprend le dessus — on y recase le menu complet, les dix derniers articles du blog, les liens vers chaque réseau social de l’entreprise. Le footer n’est pas un espace neutre où « caser ce qui reste » : c’est le dernier écran vu par un visiteur qui a lu toute la page sans agir, et ce qu’il y trouve peut aussi bien le faire sortir que le convaincre à la dernière seconde.

Le footer, angle mort du ratio d’attention 1:1

Le consultant Oli Gardner a popularisé le « ratio d’attention » : sur une landing page, le nombre d’actions possibles divisé par le nombre d’objectifs de conversion devrait tendre vers 1:1 — un seul chemin, pas dix. C’est la logique déjà détaillée dans notre article sur le menu de navigation : chaque lien de header est une porte de sortie ouverte volontairement. Le footer applique rarement cette discipline. Parce qu’il est perçu comme un espace « technique » plutôt que comme une zone de conversion, il devient le refuge de tous les liens qu’on n’a pas osé mettre en haut — ce qui rouvre exactement le problème que le reste de la page a passé tant d’efforts à fermer.

Ce que dit la recherche sur l’attention en bas de page

Une étude d’eye-tracking de Țichindelean, Țichindelean, Cetină et Orzan, publiée en 2021 dans la revue Sustainability, a comparé le comportement visuel de participants sur cinq landing pages présentant le même contenu sous des formats différents : l’attention se concentre nettement sur les premiers écrans et décroît à mesure que l’utilisateur descend dans la page (voir l’étude sur Google Scholar). Ce constat ne dit pas qu’il faut vider le footer : il dit que chaque lien qui s’y trouve doit justifier sa place, puisqu’il dispose de bien moins d’attention que le reste de la page pour convaincre. Le concept d’« odeur d’information » (information scent) développé par Pirolli et Card dans leur article fondateur Information Foraging, publié en 1999 dans Psychological Review, va dans le même sens : un visiteur évalue la valeur d’un lien à partir de son intitulé avant même de cliquer, et cette évaluation est d’autant plus déterminante que l’attention disponible est faible — exactement la situation d’un lien de footer (voir l’étude sur Google Scholar). Un lien « En savoir plus » perdu dans un footer a donc statistiquement moins de chances d’être compris — et donc cliqué — qu’un intitulé descriptif, comme évoqué dans notre article sur le maillage interne entre landing pages.

Ce qui doit obligatoirement figurer dans le footer

  • Mentions légales, CGV et politique de confidentialité — obligatoires en France dès qu’une landing page collecte des données ou vend un produit, voir le détail dans notre article sur les mentions légales et CGV.
  • Un moyen de contact vérifiable — adresse e-mail ou numéro, même minimal ; son absence est un signal de méfiance immédiat pour un visiteur qui hésite encore.
  • Le nom, l’adresse et le téléphone (NAP) pour un business local — cohérents avec la fiche Google Business Profile, un point développé dans notre article fiche Google Business Profile ou landing page, particulièrement pertinent sur un template comme Agence locale.
  • Un lien de désinscription ou de gestion des cookies quand la page utilise un bandeau de consentement — le footer est l’endroit standard où un visiteur s’attend à le retrouver.

Ce qui peut légitimement s’y ajouter, sans rouvrir le menu

  • Une mini-réassurance — un badge de paiement sécurisé ou une mention de garantie, à condition qu’elle soit réelle : voir notre guide sur les badges de confiance qui rassurent vraiment.
  • Les liens vers d’autres offres, si l’entreprise gère plusieurs landing pages — mais avec la même prudence que celle détaillée dans l’article sur le maillage interne : en bas de page seulement, jamais avant le CTA.
  • Un lien vers un plan du site, utile pour Googlebot si le site compte plusieurs landing pages ou plusieurs déclinaisons locales, comme décrit dans notre article sur les pages multi-villes.
  • Le copyright et l’année — un détail, mais une landing page dont le footer affiche encore « © 2022 » envoie un signal d’abandon involontaire.

Ce qu’il faut bannir du footer d’une landing page

  • Le menu complet du site vitrine recopié tel quel — Accueil, À propos, Blog, Carrières : chaque lien est une sortie que le reste de la page a justement cherché à fermer.
  • La liste des derniers articles de blog sans rapport avec l’offre présentée : elle détourne l’attention résiduelle du visiteur au moment précis où elle devrait se concentrer sur une seule décision.
  • Des liens sortants non maîtrisés sans attribut rel="nofollow" — un partenaire, un fournisseur d’outil tiers cité en footer ne doit pas transmettre de jus de lien sans contrôle.
  • Un mega-footer de site e-commerce copié-collé, avec des colonnes entières de catégories : la landing page vend une seule offre, son footer n’a pas besoin d’un plan de catalogue.

Faut-il remettre un CTA dans le footer ?

Oui — mais toujours le même CTA que celui répété plus haut dans la page, jamais une option nouvelle. Un visiteur qui atteint le footer a lu l’intégralité de l’argumentaire sans agir : c’est souvent le moment où la règle du pic-fin joue à plein, la dernière impression pesant disproportionnellement dans la décision finale. Répéter le bouton principal, avec le même intitulé et la même destination que plus haut, capte ce dernier moment sans introduire de choix supplémentaire — voir aussi notre article sur l’ordre des arguments pour comprendre pourquoi ce qui est vu en dernier compte autant que ce qui est vu en premier.

Checklist avant mise en ligne

  1. Mentions légales, CGV et politique de confidentialité présentes et à jour.
  2. Un seul CTA, identique à celui du reste de la page — aucune option de navigation supplémentaire.
  3. Chaque lien restant (badge, réassurance, contact) justifie sa place avec un intitulé descriptif, pas un « cliquez ici ».
  4. Aucun menu complet, aucune liste d’articles de blog sans lien avec l’offre.
  5. Liens sortants non maîtrisés passés en rel="nofollow", copyright à jour.

Sur les 10 templates LanderKit (89 € l’unité, 229 € le pack complet), le footer est volontairement réduit à l’essentiel — mentions légales, contact, CTA répété — pour ne jamais rouvrir la porte que le reste de la page a fermée. À vous d’y ajouter vos propres mentions légales et, sur un template comme Agence locale, vos coordonnées NAP cohérentes avec votre fiche Google Business Profile.

FAQ

Questions fréquentes

Le footer d’une landing page doit-il ressembler à celui du site vitrine ?

Non. Le site vitrine a pour objectif de faire explorer plusieurs pages, donc un footer riche en liens a du sens. Une landing page a un objectif unique : son footer doit se limiter aux mentions obligatoires, au contact, et au CTA déjà présent plus haut.

Quels liens sont légalement obligatoires dans le footer ?

En France, les mentions légales sont obligatoires dès la mise en ligne, les CGV dès qu’il y a vente en ligne, et une politique de confidentialité dès qu’il y a collecte de données personnelles (formulaire, cookies). Voir le détail dans notre article dédié aux mentions légales et CGV.

Peut-on mettre un lien vers le blog dans le footer d’une landing page ?

Seulement si l’article lié se rapporte directement à l’offre vendue, et en bas de page uniquement, jamais avant le CTA principal — sinon il détourne l’attention au moment où elle devrait se concentrer sur une seule décision.

Faut-il répéter le CTA dans le footer ?

Oui, avec le même intitulé et la même destination que le CTA principal de la page. C’est le dernier écran vu par un visiteur qui a tout lu sans agir ; y ajouter une option différente créerait un choix supplémentaire au pire moment.

Le footer influence-t-il le référencement d’une landing page ?

Indirectement : un lien vers un plan du site aide Googlebot à découvrir les autres pages du site, et des intitulés de lien descriptifs (plutôt que « cliquez ici ») aident à la fois les moteurs de recherche et les visiteurs à comprendre où mène chaque lien.

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