FREN

Cahier des charges d'un site internet ou d'une landing page : le modèle en 10 rubriques

Par Clément Lacaille · publié le 13 octobre 2026 · 8 min de lecture · méthode

Kit Stratégie Landing Page — 79 €

Analyse des concurrents, cahier des charges, devis, trames de texte

Voir le kit

Le cahier des charges d'un site internet ou d'une landing page répond à dix questions avant toute ligne de code : l'objectif, l'offre, le public, la provenance du trafic, les concurrents, les contenus disponibles, le formulaire et ses outils, les contraintes légales et techniques, le budget et la suite après la mise en ligne. Pour une page unique, il tient en un questionnaire que le client remplit en 20 à 30 minutes ; c'est lui qui rend le devis de landing page juste et la livraison conforme.

Ce guide donne le modèle rubrique par rubrique, avec les questions exactes à poser, ce que chacune permet de chiffrer et les réponses qui doivent vous alerter. Il est écrit pour les deux côtés : le freelance ou l'agence qui doit cadrer un projet client, et l'entreprise qui veut recevoir des devis comparables.

Cahier des charges de site internet ou de landing page : quelle différence ?

Un site de plusieurs pages ajoute des rubriques qu'une landing page n'a pas : l'arborescence (liste des pages et de leurs liens), les fonctionnalités (espace client, recherche, catalogue), l'outil d'administration et la reprise de l'ancien site (contenus à migrer, redirections des anciennes adresses). Une landing page n'a qu'un objectif et qu'une action attendue : son cahier des charges se concentre sur l'offre, le public et le trafic, parce que c'est là que se jouent le texte et la structure.

Ce qui change selon le projet
RubriqueLanding pageSite internet de plusieurs pages
ObjectifUne seule action (devis, achat, inscription, réservation)Plusieurs objectifs par page ou par rubrique
StructureOrdre des sections d'une seule pageArborescence complète et menus
FonctionnalitésFormulaire, prise de rendez-vous ou paiementEspace client, recherche, catalogue, multilingue…
AdministrationRarement nécessaire : la page change peuOutil de gestion de contenu à choisir
Reprise de l'existantAucune en généralContenus à migrer, redirections des anciennes adresses

Les dix rubriques ci-dessous valent pour les deux ; pour un site complet, ajoutez simplement les trois lignes du bas du tableau. Si vous hésitez encore entre les deux formats, notre comparatif landing page ou site web aide à trancher.

Le modèle de cahier des charges en 10 rubriques

1. Vous et votre activité

  • Nom de l'entreprise, site actuel, secteur.
  • Qui valide la page de votre côté (nom, rôle) et qui a le dernier mot ?

La deuxième question paraît administrative ; c'est celle qui évite le plus de tours de corrections. Une page validée par une personne puis rouverte par sa direction à la veille de la mise en ligne coûte un cycle complet.

2. L'objectif de la page

  • Quelle est l'une action que le visiteur doit faire : demander un devis, réserver, acheter, s'inscrire, télécharger ?
  • Comment saurez-vous que la page fonctionne, et quel chiffre suivrez-vous (demandes par mois, ventes, inscrits) ?
  • Date de mise en ligne souhaitée et raison de cette date (campagne, salon, saison).

Deux objectifs de même poids, c'est deux pages. Si le client répond « des devis et des abonnés à la newsletter », demandez lequel gagne quand il faut choisir l'emplacement du bouton principal.

3. L'offre

  • Que vendez-vous exactement sur cette page ? Prix ou fourchette, modalités.
  • Pourquoi un client vous choisit-il plutôt qu'un concurrent ? Des faits vérifiables, pas des adjectifs.
  • Garantie, essai, conditions particulières réellement appliquées.

C'est la rubrique qui alimente le titre et la preuve. Une réponse vague (« la qualité », « l'écoute ») annonce une page sans argument : prévoyez du temps d'atelier avant la rédaction, et chiffrez-le.

4. Le public

  • Qui est le client idéal (métier, situation, zone) ?
  • Ses trois principales hésitations avant d'acheter, c'est-à-dire les questions qu'on vous pose le plus.
  • Qui ne doit pas être ciblé ?

Les hésitations deviennent la FAQ et les objections traitées dans la page. La question « qui ne doit pas être ciblé » évite d'attirer des demandes inutiles, par exemple des particuliers sur une offre réservée aux entreprises.

5. Le trafic

  • D'où viendront les visiteurs : Google Ads, Meta, LinkedIn, référencement naturel, e-mailing, salon, QR code ?
  • Budget publicitaire prévu (si connu) et qui gère les campagnes.

Un visiteur venu d'une annonce Google cherche une réponse à sa requête ; un visiteur venu de Meta découvre l'offre. La longueur de la page, le titre et la place du formulaire en dépendent, comme le détaille notre guide de la landing page pour Google Ads.

6. Concurrents et références

  • Trois concurrents, avec l'adresse de leurs pages si possible.
  • Deux ou trois pages que vous aimez, même hors de votre secteur, et pourquoi.

Le « pourquoi » compte plus que les liens : il dit si le client aime une mise en page, un ton ou une offre. Pour aller plus loin, notre méthode d'analyse concurrentielle des landing pages montre comment relever ce que font les concurrents sans outil payant.

7. Contenus disponibles

  • Textes existants : plaquette, site, présentations.
  • Photos et vidéos dont vous avez les droits.
  • Témoignages clients avec leur accord écrit, avis vérifiables, chiffres sourcés.
  • Logo, couleurs, polices, charte.

C'est la rubrique qui fait glisser les plannings. Pour chaque élément manquant, notez qui le produit et pour quelle date : un devis qui démarre « à réception des contenus » n'a de délai réel que si cette liste existe.

8. Formulaire et outils

  • Informations à demander au visiteur : le minimum.
  • Où doivent arriver les demandes : e-mail, CRM (lequel), tableur, outil de réservation ?
  • Outils à brancher : prise de rendez-vous, paiement, e-mailing, mesure d'audience.

Chaque champ demandé doit servir à traiter la demande : c'est aussi un principe du RGPD, la minimisation des données (article 5, texte publié par la CNIL). Chaque branchement vers un outil tiers est un poste à chiffrer à part ; notre guide du formulaire de landing page aide à choisir les champs.

9. Contraintes légales et techniques

  • Secteur réglementé ? Mentions obligatoires, allégations interdites (formation, santé, finance, immobilier…).
  • Nom de domaine, hébergement, accès techniques.
  • Mesure d'audience et bandeau de consentement aux cookies.
  • Langues de la page.

Une contrainte réglementaire découverte après la rédaction oblige à réécrire. Notre guide des obligations légales d'une landing page liste les mentions courantes ; il ne remplace pas l'avis d'un juriste pour un secteur encadré.

10. Budget et suite

  • Budget prévu pour la page (fourchette).
  • Après la mise en ligne : qui fera les modifications et les tests ?

Une fourchette, même large, évite de chiffrer une page sur mesure pour un client qui pensait à un modèle adapté. La seconde question dit si la page doit être modifiable par le client lui-même ou si vous proposerez une maintenance.

Pourquoi le cadrage pèse plus que la technique

Les problèmes d'un projet web naissent rarement du code. Une enquête menée auprès de 228 entreprises dans 10 pays (programme NaPiRE) classe en tête des problèmes cités les exigences incomplètes ou implicites (48 % des répondants), puis les défauts de communication entre l'équipe et le client (41 %) et les objectifs qui changent en cours de route (33 %) ; ces trois problèmes sont aussi les plus souvent désignés comme cause d'échec, avec pour effets des dépassements de délai et de budget et des reprises après livraison (Méndez Fernández et al., 2017, Empirical Software Engineering). Les rubriques 2, 3 et 7 du modèle visent précisément ces trois points : un objectif écrit, une offre décrite par des faits, des contenus attribués à quelqu'un avec une date.

Les 5 erreurs de cadrage les plus fréquentes

  1. Envoyer le devis avant le cahier des charges. Le prix est alors une estimation au jugé ; chaque précision ultérieure devient une négociation.
  2. Accepter « tout le monde » comme public. Une page qui parle à tout le monde n'a pas de titre précis.
  3. Laisser la ligne « contenus » vide. C'est elle qui décale la mise en ligne, et personne ne sera d'accord sur la cause du retard.
  4. Oublier qui valide. Un validateur découvert à la fin rouvre la maquette.
  5. Remplir le questionnaire à la place du client. Ses mots, même maladroits, sont la matière première du texte : ce sont ceux de ses clients.

Du cahier des charges au devis

Une fois le questionnaire rempli, chaque réponse se traduit en postes : une rubrique « contenus » vide ajoute de la rédaction, un CRM à brancher ajoute une intégration, un secteur réglementé ajoute une relecture. La grille tarifaire d'une landing page freelance montre comment passer des postes au prix avec vos heures et votre taux, et le guide du devis donne un exemple de devis rempli.

Le Kit Stratégie Landing Page à 79 € contient ce questionnaire en Word, prêt à envoyer au client (les 10 rubriques ci-dessus, avec les exemples de réponses et la place pour écrire), la grille de chiffrage Excel de 18 postes et le modèle de devis avec ses conditions, en français et en anglais. Et si la page elle-même est à produire vite, les 10 templates LanderKit (89 € l'un, 229 € le pack) donnent une structure codée à remplir avec les réponses du cahier des charges.

FAQ

Questions fréquentes

Que doit contenir le cahier des charges d'un site internet ?

Au minimum : l'objectif et l'action attendue, l'offre, le public, la provenance du trafic, les concurrents et références, les contenus disponibles, le formulaire et les outils à brancher, les contraintes légales et techniques, le budget et la suite après la mise en ligne. Pour un site de plusieurs pages, ajoutez l'arborescence, les fonctionnalités, l'outil d'administration et la reprise de l'ancien site.

Combien de pages fait un cahier des charges pour une landing page ?

Deux à quatre pages suffisent : c'est un questionnaire de 10 rubriques que le client remplit en 20 à 30 minutes. Un document plus long n'est utile que pour un site complet avec des fonctionnalités sur mesure.

Qui rédige le cahier des charges : le client ou le prestataire ?

Le client répond, le prestataire pose les questions. Le prestataire fournit le questionnaire et relance sur les réponses vagues ; le client écrit avec ses mots, qui serviront de matière première aux textes de la page.

Faut-il un cahier des charges avant de demander un devis ?

Oui : sans lui, trois prestataires chiffrent trois projets différents et les devis ne sont pas comparables. Avec le même questionnaire rempli, les écarts de prix reflètent des différences de méthode, pas des suppositions.

À lire ensuite

Articles liés